À boire et à manger : OMNIVORE 2017

OMNIVORE 2017 . Affiche par Aurélien Débat

Des chefs, des pâtissiers, des boulangers, des maraîchers, des fromagers, des vignerons et bien d’autres viennent raconter leur histoire et faire goûter leurs créations, productions et autres sélections.

Durant trois jours, du dimanche 5 au mardi 7 mars, le festival Omnivore accueille encore plus de personnalités à la Maison de la Mutualité à Paris. Leurs points communs ? La mise en valeur au quotidien des bons produits, de la saisonnalité, la préservation de l’environnement, la gastronomie pour ne citer que ces fondamentaux.

Cette année, le festival diffuse la bonne parole autour de six scènes : salé, sucré, cocktail, artisan, avant-garde et territoires.

Parmi les figures les plus renommées, Pierre Gagnaire donnera une masterclass lundi 6 mars (Scène « salé »). L’occasion de fêter les 50 ans de bons et loyaux services de ce chef, ultra-curieux, amateur de jazz et de peinture, qui a expérimenté de nouvelles pistes dès 2001 aux côtés d’Hervé This, pionnier de la gastronomie moléculaire.

Dimanche, c’est Thierry Marx qui dévoilera sa masterclass sur la Scène « sucrée ». Le chef du Mandarin Oriental à Paris rappelle souvent que son plus grand échec a été son décrochage scolaire à partir du collège. L’école hôtelière refuse l’admission de cet ado qui sera orienté en mécanique. Il y reste 3 mois et décroche peu après un CAP de pâtissier. Malgré ce premier sésame, il s’engage dans l’armée à 18 ans en tant que parachutiste. Cassé par la guerre du Liban, il revient en France et exerce des petits boulots avant de revenir à son premier amour : la cuisine. Depuis sa carrière a décollé mais le succès ne l’empêche pas d’être fidèle à ses valeurs. Très attaché à la culture japonaise, il s’investit en parallèle dans différents projets à vocation sociale pour donner une seconde chance à celles et ceux qui ont été exclus (chômeurs, prisonniers, etc.).

Mais il n’y a pas que des grands chefs français sur Omnivore !

Il y a également des experts en fourneaux venus des quatre coins de la planète du Brésil, de Hong-Kong, du Canada, des Etats-Unis, de Turquie, de Russie, d’Espagne et de quelques autres contrées encore.

Dimanche, Carmelo Gambino parlera des parfums de glaces et de sorbets qu’il concocte pour Il Gelato del Marchese, un salon de thé –  glacier qui ne se trouve pas à Rome mais à Paris, à deux pas de l’Odéon. Outre les délicieuses pistache et noisette, ce surdoué des crèmes glacées 100% naturelles ose les parfums salés : parmesan, gorgonzolla ou ricotta à la truffe !

Une nouvelle génération de boulangers basés à Paris viendra évoquer le levain, les farines rigoureusement sélectionnées, la cuisson qui donne cette si bonne croûte, etc. Même le nom de leurs échoppes se distingue : Boulangerie Utopie pour les premiers (Erwan Blanche et Sébastien Bruno) et le Bricheton pour le second (Maxime Bussy).

Si vous voulez en savoir plus sur les très bons saucissons et autres salaisons de Chavassieux (fournisseur de nombreux restaurants et bars à vins), les caramels de Nicolas Hælewyn, fondateur d’un salon de thé, Karamel, spécialisé dans cette sucrerie régressive ou encore l’agro-écologie vue par le maraîcher Philippe Guichard, installé dans le Lot-et-Garonne, foncez à Omnivore.

Il y en aura pour tous les goûts !

 PS : même l’affiche donne envie. Elle a été réalisée par Aurélien Débat.

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