La toile de Jouy

La toile de Jouy tire son nom d’une toile produite par la la manufacture des toiles imprimées fondée par Christophe-Philippe Oberkampf en 1760, dans la ville de Jouy-en-Josas (78) et qui a fermé ses portes en 1843.

La toile de Jouy se distingue par trois critères essentiels : une impression au cadre plat, sur une toile de coton de 140 cm de large.

  • Le nom « Toile de Jouy » n’est pas une marque. Il s’agit d’un terme générique de toiles reprenant des motifs d’indiennes ou de personnages dans des paysages bucoliques ou exotiques. Plusieurs manufactures au XVIIIe et XIXe siècle produisaient ce type de toile.
  • Les motifs étaient gravés sur une planche de bois puis, à partir de 1770, sur une plaque de cuivre –le cadre, ce qui autorisait une réelle finesse d’exécution et de nombreux détails.
  • La couleur principale, le rouge garance, n’est pas imprimée. Le motif appliqué sur la toile est mordu aux sels de fer et alumines. Après plusieurs opérations, la toile est plongée dans un bain de racines de garance, pour des couleurs variant du bistre au rouge foncé. Seules les parties empreintes de mordants sont colorées. La toile de fond devenue rosâtre est éclaircie au soleil. Les motifs en bleu et vert sont imprimés directement sur la toile par des pinceauteuses.
  • Plusieurs dessinateurs ont participé à la renommée de la toile de Jouy  et notamment le peintre Jean-Baptiste Huet qui a créé de nombreux motifs pour la manufacture : les délices des quatre saisons, vers 1789-1792 ; les quatre parties du monde, vers 1792-194 ; les plaisirs de la campagne, vers 1800.

 

 

 

De nombreux éditeurs ont repris le style des toiles de Jouy dans des créations classiques ou plus contemporaines, tels BRAQUENIE, PIERRE FREY, LELIEVRE, MANUEL CANOVAS ou RUBELLI.

 

  • ma planche d’harmonie, créée sur le site @pierrefrey

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