Les 3 lauréats du Prix de la Jeune Création Métiers d’art

Marie Masson, créatrice de bijoux contemporains, Maxime Leroy, plumassier et Antonin Mongin, ennoblisseur textile cheveux sont les lauréats du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art 2017 organisé par les Ateliers d’Art de France.

Le Prix de la Jeune Création Métiers d’Art accompagne chaque année une nouvelle génération de créateurs, artisans textile, bijoutiers, céramistes, verriers, ébénistes, modeleurs… Il est réservé aux professionnels de métiers d’art nés sur le sol français et âgés de 35 ans maximum ; justifiant de leur qualité d’artisan créateur, d’artiste libre, d’étudiant en fin de scolarité ou en phase de création d’entreprise ; n’ayant jamais exposé aux salons Maison&Objet, Révélations ou le Salon International du Patrimoine Culturel et en mesure de mettre en vente les pièces dont les visuels sont joints au dossier.

Sélectionnés par un jury d’experts, les lauréats bénéficient d’un véritable tremplin vers la professionnalisation à travers une exposition-vente dans un lieu parisien et la participation à un salon professionnel ou grand public.

  • Une exposition du travail des lauréats est à découvrir actuellement chez Empreintes Paris, le concept store des métiers d’art jusqu’au 5 août.
  • Vous retrouverez également le travail de Marie Masson et de Maxime Leroy au salon Révélations, du 3 au 8 mai 2017 (aux côtés des lauréats 2016 : Camille Bellot & Paul Bouteiller, Yiyan Zhou et Marine Domniczak).

 

Photo : Julien Cresp

Marie Masson imagine des objets corporels qui réinventent les formes et les codes des accessoires de la parure féminine et masculine, de manière insolite et élégante.  Ses créations se situent entre le bijou d’artiste, les arts décoratifs, la sculpture et la mode. Le corps paré, sculpté, performé, sont les trois axes qui constituent l’ensemble de son travail. En proposant des postures et gestuelles inattendues, ces bijoux invitent à avoir une nouvelle perception de son propre corps, de celui des autres et de l’espace. 

Cuir, plumes, cheveux, métal, broderies…Marie Masson se consacre particulièrement au monde animal et à l’humain, notamment avec ses cravates en crin de cheval, ses broches emplumées ou ses objets de toilettes rehaussés de cheveux. Elle développe également tout un pan de sa démarche autour des décorations de l’armée, dont font partie les hommes de sa famille. Elle détourne ainsi avec poésie et délicatesse les médailles d’honneur et autres distinctions de la Grande Muette.

Après 5 années d’études à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges, sous la direction de l’artiste-orfèvre, Monika Brugger, Marie Masson intègre en 2010 le département Ceramics, Jewellery and Furniture de la Central St Martin’s School à Londres, sous la direction de l’artiste-orfèvre, Caroline Broadhead. Actuellement établie en tant qu’artiste indépendante, elle participe à divers évènements et expositions en France et à l’étranger.

Photo : Julien Cresp

Maxime Leroy travaille la plume de manière innovante pour créer des œuvres sculpturales et avant-gardistes, entre mode, design et arts décoratifs. Dix années d’expérience en plumasserie lui ont permis de fonder l’atelier M.Marceau en 2013.

Sa connaissance de la plume est telle qu’aucun support ne l’effraie et qu’il se plaît au contraire à en exploiter le potentiel plastique pour mieux la sublimer. Maxime sélectionne ainsi minutieusement les plumes pour leurs formes, leurs aspects ainsi que leurs résistances aux produits chimiques. Des plumes que le créateur plie, brode et tresse pour créer des volumes et des textures inattendues.

Maxime travaille avec les maisons de haute couture Chanel, Givenchy, Jean Paul Gaultier et Louis Vuitton en réalisant des créations d’une grande technicité. Il signe également de nombreuses collaborations dans les domaines de la mode, de l’art, de la photographie, du cinéma et du design.

Photo : Julien Cresp

Étudiant chercheur spécialisé en Soft Matters à l’EnsADLab – L’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) Paris, Antonin Mongin se démarque grâce à un projet peu commun.

Avec Relic’Hair, il a voulu faire renaître un artisanat disparu à la fin du XIXe siècle. Il consistait, en tant que particulier, à apporter à des « artistes en cheveux », ainsi nommés à cette époque, des mèches de cheveux d’une personne aimée, morte ou vivante, afin qu’ils puissent créer au moyen de ces fibres, des objets reliques sous forme de tableaux appelés camaïeux, ou des accessoires à porter sur soi ou à offrir.

Antonin a alors mis en place plusieurs protocoles créatifs d’ennoblissement du cheveu. L’idée étant de l’associer à des matériaux et des savoir-faire techniques textiles contemporains pour créer une collection de pièces hybrides uniques. Les formes et les principes restent simples. Une technique textile est mise en place pour la réalisation de chaque pièce. La sérigraphie textile à partir d’une poudre de cheveux, le tissage ou le tricotage donnent alors une seconde vie à cette matière.

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