Le canard blanc

Derrière nous, y  a un étang
N’est pas si creux comme il est grand
Trois beaux canards y vont nageant
Y en a deux noirs, y en a un blanc

Le fils du Roi s’en va chassant
Avec son beau fusil d’argent
Mire le noir et tue le blanc
Toute la plum’ s’envole au vent

Trois dam’ vont la ramassant
C’est pour en faire un beau lit blanc
– O fils du Roi tu es méchant
D’avoir tué mon canard blanc !

Tu me le paieras cinq cents francs
Que ferons-nous de cet argent ?
Nous ferons bâtir un couvent
Pour mettr’ les fill’ de dix-huit ans

Et les garçons de vingt-cinq ans.

Anonyme, XVIe (d’après Henri Davenson)

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