Rencontre avec Izou, peintre et illustratrice

Parfums d’encens Acrylique sur planche de récupération 23 x 19 x 2,5cm – pièce unique
 

J’ai reçu un mail de Virginie qui voulait me présenter le lancement d’une collection d’illustrations sur bois réalisées par l’illustratrice lilloise IZOU, intitulée « Promenade en Asie » en exclusivité pour PIVOINE ET TAPIOCA.

C’est lors d’un long voyage dans l’hémisphère sud qu’Izou a choisi de se lancer dans l’illustration jeunesse. Depuis, la jeune illustratrice manie l’acrylique et les collages pour nous emmener dans son monde bien à elle, judicieux mélange de fantaisie et de poésie pour petits et grands enfants.

J’ai beaucoup aimé le travail d’Izou qui répondait à quelques questions pour Pivoine et Tapioca :


Izou, devant son atelier à Chartres La révolte des mots – éditions Auzou Chistine Pompéï et Izou

D’où viens tu ?

Je suis originaire du plat pays, comme on dit, de Lille. J’habite aujourd’hui à Chartres.

Comment est né ton intérêt pour l’illustration ?

J’ai toujours aimé dessiner. Ceci dit, j’ai poursuivi des études en information et communication, qui m’ont conduit dans un premier temps à fréquenter le monde des agences, à Paris. J’ai finalement tout lâché pour faire le tour du monde… Cela m’a permis de revoir mes priorités et de revenir à une activité qui m’a toujours passionnée : le dessin. Et je me suis lancée ! J’ai commencé par la réalisation d’un site Internet, puis j’ai été repérée par une jeune maison d’édition qui m’a donnée ma chance avec l’illustration de mon premier livre pour enfants (ndlr Capucine et la malle aux trésors de Mamie, Thomas Jeunesse). Et progressivement, tout s’est enchaîné : édition de plusieurs albums jeunesse pour différents éditeurs et développement de créations pour la carterie.

Quels sont tes outils et support de prédilection ?

J’utilise principalement l’acrylique et le collage. Je travaille sur papier mais aussi sur bois.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Un peu tout… C’est avant tout une façon de regarder les choses au quotidien. Je m’inspire aussi bien d’un visage croisé au hasard que de la nature environnante. Les expositions, les galeries, les livres… sont aussi une façon incontournable de se nourrir.

Quels sont tes projets ?

Continuer à me diversifier, en poursuivant mes projets pour l’édition et la papeterie, en m’offrant des temps plus libres de création pour des expo, avec toujours l’envie de faire des rencontres, nouer de nouvelle collaboration, bref échanger. J’aimerais aussi travailler sur de plus grands formats et m’aventurer dans l’univers de la peinture.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune illustrateur ?

Persévérer, quand on a la passion il faut avancer, et ce, malgré les doutes !

A propos de la collection “Promenade en Asie”

Carpes Koï au vent Acrylique et collages sur bois brut 18 x 12,5 x 2,5 cm

Quelles ont été tes sources d’inspiration pour la création de cette collection ?

J’ai cherché l’inspiration dans les livres, principalement sur le Japon. Et comme dans tout processus de création, j’ai laissé un peu reposer les idées et commencé à dessiner quelques compositions sur mon carnet de croquis. L’illustration est ensuite réalisée et finalisée sur la pièce de bois préalablement préparée.

Comment t’est venue l’idée de créer des tableaux mélangeant les textures : aspect brut du bois et rendu satiné de l’illustration ?

J’ai toujours été attirée par le travail sur bois. Et plus généralement, j’ai toujours eu un penchant pour le matériel de récupération : les vieilles planches mais aussi les pièces de métal rouillées, les magazines des années 50,… Au début, je peignais directement sur la matière brute, puis suite à ma rencontre avec Marilyn Manzagol, artisan laqueur, j’ai développé une nouvelle technique de fabrication dont elle m’a livré le secret… Résultat : l’illustration est parfaitement intégrée au support avec lequel elle contraste par son aspect satiné. Cela crée un mélange de texture surprenant à la vue et au toucher.

Comment s’organise la création d’un tableau ?

Tout d’abord, je découpe mes formats dans des planches de récupération. Chaque pièce est retravaillée pour renforcer son aspect patiné, en conjuguant ponçage et application de jus. Puis je détermine une zone que j’apprête pour recevoir l’illustration. Je poursuis enfin par un travail de finition qui allie ponçage et vernis pour un résultat lustré. Il faut compter entre 10 et 15 heures pour la réalisation d’une pièce. »

Mont Fuji Acrylique sur planche de récupération 27 x 21 x 3 cm – pièce unique

 

Pour cette première collaboration, l’Asie et ses traditions populaires (carpes koi, koinobori, cérémonie du thé etc.) sont mis en avant. Ces pièces sont de véritables petites œuvres  artistiques entièrement façonnées à la main : Izou travaille le bois (jus, ponçage) puis le prépare pour qu’il puisse accueillir l’illustration. Enfin, une fois l’illustration finalisée, elle retravaille l’ensemble (lustrage, vernis, ponçage) de façon à lui donner un rendu inattendu : mélange brut du bois et satiné de l’illustration.

Je vous invite à aller voir l’ensemble de son travail sur le site de Pivoine et Tapioca.

Merci à Izou pour le partage et à Virginie pour la présentation de la collection ^-^

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