La technique du tissage japonais Kumihimo

Le kumihimo (de kumi, tresser et himo, la corde) est l’art du tressage traditionnel japonais et permet de créer des cordons et des rubans de soie.

« Grâce à leur croisement en oblique, les kumihimo ont plus d’élasticité que les cordes yorihimo (plusieurs fils tordus ensemble) ou les orihimo (constitués de chaînes et de trames croisées perpendiculairement) et ont la particularité de permettre de faire des nœuds plus résistants. Par ailleurs, le tressage par croisement oblique permettant une plus grande diversité de combinaisons que le tissage à la perpendiculaire, des techniques complexes ont vu le jour et les kumihimo ont aussi acquis une grande valeur en tant qu’objets d’art. » ¹

Les cordelettes faites en kumihimo étaient utilisées en ceinture, en attache pour l’armure et ornements au Japon dès le XIIIe siècle mais « l’on sait que les kumihimo étaient déjà utilisés par les classes supérieures des IIIe et IVe siècles grâce à des objets retrouvés dans des kofun (tombeaux mégalithiques sous tumulus datant de l’époque allant du IIIe au début du VIIIe siècle) ».

L’usage historique le plus remarquable de ces cordes était de permettre aux samouraïs d’attacher de façon fonctionnelle et décorative leurs armures et bannières et celles de leurs chevaux.

Plus modestement, la technique du Kumihimo permet également de tresser des bijoux ou de petits ornements avec des fils de nylon, des cordelettes de coton ou de soie, des rubans ou des perles.

 

Réalisation Atsuko Takenaka – Le Soleil Tissant

LES MÉTIERS A TRESSER

 

Il y a cinq types de métiers à tisser utilisés pour le Kumihimo :

  • Le maru-dai est utilisé pour créer des tresses rondes, carrées, plates ou rectangulaire ;
  • Le kaku-dai permet de faire des tresses carrées ;
  • Le karakumi-dai sert à faire des tresses plates ;
  • Le takadai est utilisé pour fabriquer une tresse plate simple ou double ;
  • L’ayatake-dai sert à faire des tresses plates.

 

Maru-dai

Kumihimo a.jpg

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Le maru-dai est un support en bois permettant de confectionner différents types de cordons : plat, à profil carré ou creux.

Il est constitué d’un disque évidé (kagami) supporté par des tiges de bois. Les fils sont disposés autour du support et le cordon est fabriqué en les passant de part et d’autre du trou. Pour assurer une tension égale, des poids tama sont utilisés au niveau des fils et du cordon. Le dessus du marudai étant lisse, l’utilisateur peut utiliser autant de brins que nécessaire pour réaliser son ouvrage ; il n’y pas non plus de limitation concernant le fil utilisé. La tresse sort par le bas comme pour le tricotin.

 

Le disque kumihimo est une version « allégée » du métier à tresser marudai. Ils ont généralement 32 encoches qui visent à reproduire la tension du fil produite par les poids tama sur un marudai.

 

Kaku-dai

Le kaku-dai fonctionne avec un système de poulies et de contre-poids. La tresse est tirée par le dessus.

Karakumi-dai

Le karakumi-dai se présente sous la forme d’un plateau carré en bois muni de picots sur son pourtour. Les picots servent à maintenir les fils en place pendant le tressage. Cette méthode n’utilise pas de poids. Les tresses karakumi traditionnelles sont faites en utilisant des brins de corde de soie deux à deux. La tresse la plus simple est faite en utilisant deux groupes de cordes. « Les motifs typiques sont en forme de losanges ou « diamants », et les rubans obtenus présentent un nombre entier de ces motifs dans la largeur. Lorsque les rubans sont utilisés comme ceinture par la haute noblesse, le nombre de losanges indique le rang du porteur. » (Wikipédia)

Taka-dai

Le taka-dai ou ko-dai est une large pièce en bois qui permet à l’artisan de travailler à l’intérieur du métier. Le taka-dai a été créée à l’époque d’Edo (1603-1867) pour faire une double tresse de tissu connue sous le nom d’ayadashi. Le métier permet de réaliser des tresses plates. Le tressage s’effectue selon un front en V et non perpendiculaire à la corde. Il est possible de réaliser des cordons plats à deux épaisseurs avec ce métier.

Ayatake-dai

Ayatake-dai – photo Le Soleil Tissant

L’Ayatake-dai s’apparente au métier  à tisser. Les Kumihimos tressés sur ce métier sont plats et solide car les fils sont bien tendus sur des « plumes », des baguette en bois qui contrôlent la tension de l’ouvrage.

LES MODÈLES

La technique du disque kumihido permet d’utiliser des fils de toutes matières ainsi que des perles.

 

Réalisation Atsuko Takenaka – Le Soleil Tissant

 

DIY

  • DIY : le tuto du porte-clefs en tressage kumihimo // Perles & Co

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