Des couplets écrits par Jean-Baptiste Clément en 1866 ; une musique d’Antoine renard ; une maison entourée d’anciens cerisiers pour inspiration. Et un auteur se révoltant et combattant pendant la Commune de Paris (1871). La chanson est à jamais associée à cette période, Jean-baptiste Clément ayant ensuite dédié sa chanson à une infirmière rencontrée pendant la Semaine sanglante de mai 1871.

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles…
Cerises d’amour aux roses pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises :
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !

Des cerises à croquer ou à mettre au mur d’une chambre d’enfant en fredonnant cet air ancien. Parce qu’il n’y a, malgré tout, rien de plus gai que des cerises à porter en pendant d’oreilles…

 

 

 

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