Roms : luttons contre les idées reçues !

Gitans, Roms, Sintés, Kalés, Manouches… Quels que soient le nom que l’on donne aux Tsiganes européens, les Roms* subissent au quotidien racisme et discriminations.

« Des Roumains voleurs d’enfants » : la fausse rumeur s’est propagée au mois de mars sur les réseaux sociaux, conduisant à des appels au lynchage en région parisienne (Bondy, Saint-Denis, Montreuil, Montfermeil, Bobigny…). Entre le 16 mars et le 5 avril, pas moins de 36 agressions ont été recensées.

Ce 8 avril, à l’occasion de la journée internationale des Roms, 11 ONG dont l’UNICEF, le Secours Catholique et Amnesty International rappellent la nécessité de lutter contre les stigmatisations et les préjugés dont ils font l’objet.
Ainsi, ces associations précisent qu’ « en 2017, 52% des personnes interviewées pensaient que les Roms sont des voleurs et des délinquants et 65% pensaient que les Roms exploitent très souvent des enfants**.
En outre, si toutes les personnes roms ne vivent pas dans la misère, leur image reste liée à ces situations de grande précarité.
Ces préjugés, aussi observés pour d’autres populations non tsiganes, entraînent du rejet et des discriminations. Au-delà d’un rejet de leurs différences culturelles perçues comme menace à l’ordre public, cet antitsiganisme se manifeste parfois par l’assimilation de ces populations à un « groupe inférieur » pouvant aller jusqu’au déni de leur humanité
. »

Face à la discrimination, le Collectif Rom Europe rappelle que « les Roms » ne constituent pas un groupe homogène et propose de déconstruire certaines idées fausses répandues à leur sujet. Il mène une campagne d’information utile et nécessaire, à lire absolument pour comprendre et lutter contre les préjugés.

 

  • Le documentaire de Valérie Mitteaux et Anna Pitoun sera projeté ce soir, 20 heures, au Studio Galande à Paris, en présence des réalisatrices, de Rom Europe et des Enfants du Canal.

« Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis 15 ans. Alors que de nombreux responsables politiques ne cessent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France et l’Europe ont la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle, c’est ici, en France.« 

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