Guest Post : donner du sens à sa vie pro avec l’ikigaï

  • Entretien avec et par Caroline de la Garanderie, coach, qui propose sur son site, Ta vie en mieux, des ateliers de développement personnel et professionnel. Elle fait le point sur la notion japonaise d’ikigaï et sur la construction de cet outil.

 

 

La vie professionnelle n’est pas un long fleuve tranquille : orientation, transition, perte d’emploi, reprise d’activité, création d’entreprise, recherche de sens sont autant de raison d’appuyer sur le bouton pause afin de se recentrer sur ce que l’on souhaite vraiment et ainsi définir son ikigaï.

La notion japonaise d’ikigaï

L’ikigaï est un terme japonais que l’on peut traduire par « joie de vivre », « raison d’être, « sel de la vie », « raison de se lever chaque matin ». C’est à dire ce qui est essentiel pour votre bien-être, votre développement, votre déploiement.

Cette raison se trouve au croisement de 4 dimensions :

  • ce que j’aime faire ;
  • ce que je sais faire ;
  • ce en quoi je veux contribuer au monde ;
  • ce pour quoi je peux être payé.e.

Dans chaque catégorie, on liste ses forces et talents, compétences, expériences professionnelles et personnelles, ses passions. On obtient un résultat unique, propre à chacun. Tout comme un kaléidoscope ne présente jamais deux fois la même image, l’ikigaï est absolument personnel : il existe autant d’ikigaï que d’humains sur cette terre.

Je suis typiquement le bon exemple d’une vie professionnelle sinueuse, explique Caroline de la Garanderie, coach en ikigaï. J’ai connu une vocation contrariée, des études avortées, enchaîné les jobs dans la plus totale frustration. Je ne me sentais jamais à ma place nulle part, jusqu’à ce que je décide de créer mon job idéal : accompagner les femmes à être bien avec elles-même, en confiance, dans une vie en harmonie. Afin d’arriver à cela, j’ai travaillé mon propre ikigaï. Le sujet m’a passionné, je me suis formée et j’anime aujourd’hui des ateliers sur ce thème pour aider d’autres hommes et femmes à accéder à une vie professionnelle épanouissante.

Au cœur des 4 dimensions se trouve la raison d’être professionnelle. Elle est l’addition de quelque chose que l’on aime, pour laquelle on est doué, dont le monde a besoin et qui permette d’être rémunéré.

Ce qui résulte de cette recherche est bien souvent simple et direct, rien qui fasse ressembler à un super-héros!  C’est une évidence qui possède une attraction forte. Aucune autre voie n’est possible en dehors de celle-ci. L’ikigaï est une partie de soi, tout comme l’est un de nos membres. Il fait partie de notre identité propre. Ne pas être dans son ikigaï, c’est comme être amputé.

Construire son ikigaï

Construire son ikigaï demande de la réflexion, de la maturation, une introspection.

La première étape, développe Caroline, est de prendre un papier et un crayon et de noter, sans filtre et sans gomme, tout ce qui vient dans chacune des dimensions, le plus difficile étant de s’avouer ce que l’on est capable de faire. Il faut ouvrir au maximum son esprit et déposer, sans pudeur ni modestie,sans chercher la perfection, ses atouts sur le papier.

Ensuite, on laisse reposer et on se met en position d’éveil pour écouter ce qui remonte à la surface, repérer les points clés, combiner les éléments entre eux, éliminer ce qui n’est pas nécessaire. L’ikigaï se dessine petit à petit, une voie se trace, avec certitude. Définis ton ikigaï, trouve ta raison d’être professionnelle et tu n’auras plus à travailler un seul jour dans ta vie.

L’ikigaï réussit le double exploit d’aider à partager son talent, tout en donnant le meilleur de soi-même au monde.

Bien sûr, certains jours restent difficiles, mais donner un sens à sa vie professionnelle apporte une énergie incroyable qui multiplie la force et la volonté, en ayant une impression profonde de raison d’être. Tout est fluide, facile. On peut déplacer des montagnes.  L’ikigaï appelle à l’action de manière claire. On se sent happé.

J’adore ce moment où je vois cette révélation lors d’un atelier : on passe d’un moment de réflexion et de recherche -avec froncement de sourcils- à un instant de choc -souvent avec une raideur dans le corps-, puis arrive une attitude de soulagement -les muscles se détendent- et enfin la naît joie d’avoir découvert un trésor et un sourire éclaire le visage.

 

 

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