Il y a des fois, on aimerait que les boutiques tiennent compte des saisons !

Je m’explique. Le récent mouvement social d’une « certaine catégorie de personnel » m’a récemment obligée, pauvre banlieusarde sans voiture que je suis, à rester dans un rayon de 5 km autour de chez moi. Après, voyez-vous, je fatigue…

Quand je pense que la recommandation officielle du ministère de la Santé et du Sport (un doute m’assaille) est de faire au moins 10 000 pas dans la journée, je rigole !
Il doit y avoir une appli de smartphone qui compte le nombre de km/pas parcourus par heure, je suis sûre que je bats des records, faut sérieusement que je me renseigne.
Bref, fin de l’aparté !

Donc, autour de chez moi, il y a un beau centre commercial, que je ne visite pas assez souvent, dommage, car vraiment, on pourrait y passer la journée, trop sympa, entre restau, ciné et shopping.

Arghh, le shopping.
En vérité, je suis une très mauvaise consommatrice, le genre qui ne jette rien, qui use tout jusqu’à la moelle, qui attend patiemment que la mode revienne pour ressortir la chemise en chambray 80s –Et voilà, je l’avais dit, on y est, elles ressortent et j’en ai, je le savais !
Un peu plus, je ressortais aussi les 501 à patchs que je viens de voir dans le dernier Marie-Claire (oui, j’aime tous les magazines), mais là, vous avez de la chance, je ne sais pas, comprends pas, je ne rentre plus dedans, bref, ça attendra bien une génération, je pense que la future petite copine/copain/femme/pacman de mon fils sera ravie. Ha, ha, rire satanique.

Donc –vous attendiez la suite avec impatience– me voilà partie un samedi après-midi ensoleillé à… Rosny2. Wouah, trop de chance vous entends-je vous exclamer !
Ouais, je sais.

Bref. Splendeurs et misères d’une banlieusarde, on va faire les boutiques !
Bon. Rien de bien surprenant.

Jusqu’à ce qu’on pénètre dans ce qui fut jadis un empire de magasin et qui n’est qu’un plus qu’un repère de vilenies –Ohé, du marketing, comment vous avez fait pour louper le coche à ce point-là ? Et là, sous mes yeux ébahis, des pulls, des cardigans pure laine, des vestes en tweed. Toute une collection d’automne, donc ! Allo la terre ! Nous sommes le 15 juin et vous vendez des vestes en tweed ?

Deux rayons plus loin, des maillots de bain, appelés à des soldes prochaines. Et puis des pulls et des mocassins. J’ai dû louper un truc. Je savais déjà qu’il n’y avait plus de saison, madame Michu, mais là on passe d’un coup du 15 juin (avant l’été donc) au 22 septembre (à l’automne donc). On a tout bonnement zappé trois mois. On m’a volé mon été. Monsieur Lafayette, je ne vous félicite pas, rendez-le moi !

D’un autre côté, m’en fiche, moi je préfère le net et les douces créations ensoleillées bien jaunes et funky de modestes créatrices ! Bises

 

 

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2 Commentaires
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karseguy
10 années il y a

Sublaïme !